La fille aux perles.

Frontispice, L’Ami du Lettré, année littéraire et artistique pour 1925, Georges Crès & Cie.

amidulettre

Chas représente à nouveau l’intérieur d’une maison close. Ce n’est pas le coup de feu. Deux pensionnaires tuent le temps en dansant entre elles. Le chat de la maison somnole sur la banquette. Un habitué lit les lignes de la main à une des filles, en tenue de travail, chemise et nœud dans les cheveux. La demoiselle ouvre de grands yeux, émerveillée par le futur dans le creux de sa main.

Ce joli dessin, cette belle synthèse, n’est pas au goût de Jacques Deville, défenseur d’une certaine tradition en matière d’illustration et collaborateur de L’Ami du Lettré, almanach de l’association des courriéristes littéraires des journaux quotidiens. Offrant un exemplaire du livre à une de ses connaissances, le critique et bibliophile, “s’affirme bien innocent du frontispice qui décore , ose-t-on dire, cet Ami du Lettré .”
Ailleurs il s’en prend aux “eaux-fortes sèches aux lignes déformées et sommaires”, visant très certainement à nouveau Chas Laborde. On ne peut plaire à tout le monde.

Le modèle est Juliette Juvin, la compagne de Chas.

 

 

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